Comment trouver un métier qui a plus de sens ?
(4 propositions concrètes)

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Savez vous que près de la moitié des actifs sont actuellement en reconversion professionnelle ou pensent le faire prochainement ?

La plupart de ceux qui souhaitent se reconvertir le font par manque de sens dans leur métier actuel.

Dans les lignes qui viennent j’aimerais d’abord tenter de répondre à la question suivante :
« Qu’est ce qui donne du sens dans notre vie et plus particulièrement dans notre métier ? »

Je vous donnerai ensuite 4 piliers sur lesquels s’appuyer pour retrouver du sens dans nos métiers. Quatre propositions pour retrouver un sentiment d’unité, intégrer d’avantage notre travail à notre « art de vivre » et surtout façonner un métier en adéquation avec le monde et ses besoins.


D’où vient le sens ?

Nos besoins comme aiguillon du sens

Les crises que nous traversons depuis 2 ans semblent nous placer collectivement face à la question du sens.

Comme si le fait d’être tout à coup bouleversé, autant dans nos habitudes et que dans nos certitudes, nous amenait à ressentir plus distinctement tous les besoins qui ne sont pas comblés ? Tous ces espaces en nous qui ont « faim ».

« Que se passe t’il en nous lorsque nous nous retrouvons face au délitement des systèmes de santé, face au manque d’honnêteté des gouvernants, face à la complexité de la crise énergétique ? La quête de confort et de reconnaissance sociale peut elle encore nous combler ?« 

Il arrive un moment ou des besoins bien plus profonds et bien plus universels viennent taper à la porte. Des besoins qui ne peuvent plus être compensés par l’argent et le confort matériel. Des besoins qui émanent d’une part bien plus profonde en nous et qui nourrissent véritablement le sens de notre existence : besoin de contribution, de clarté, d’autonomie, de confiance, de connexion, de créativité, de sécurité, d’appartenance, de détente, de liberté, de soutien

Ce moment arrive quand notre besoin de sens ne peut plus être nourris par le monde extérieur (quand nos institutions ne proposent plus des réponses satisfaisantes). Il devient alors difficile de se sentir libre, autonome, confiant, créatif, sécurisé ou encore soutenu par « la société ».

La seule possibilité est de trouver de quoi nourrir ces besoins en nous et par nous-mêmes !

Quel challenge… D’où l’importance de remobiliser de la cohérence dans notre manière de vivre afin de façonner un « art de vivre » porteur de sens.

Un besoin c’est…
« une force motrice innées qui nous mobilise pour agir de manière à soutenir la croissance et l’épanouissement de la vie ». Les besoins sont communs à tous les humains, ils sont universels. Marschall Rosenberg, le père de la CNV (Communication Non Violente).


Notre métier, au cœur de notre «art de vivre » !

Le métier constitue un espace ou nous dirigeons une part colossale de notre énergie vitale, en temps et en attention.

C’est un espace de notre vie qui nous permet de nous situer socialement mais surtout de nous épanouir et de nous sentir à notre place.  

Un métier qui nous permet d’être créatif, autonome, de sentir que nous contribuons aux défis qui nous sont proposés, de sentir que nous appartenons à une communauté de personnes conscientes des enjeux que nous vivons… nous permet de retrouver notre verticalité et un sentiment d’autonomie face à un système que l’on ressent de plus en plus incohérent.

Redonner du sens à notre pratique professionnelle revient à remettre de la cohérence dans notre propre vie en partant des besoins de notre Etre profond.  


Un « métier sens » est-il un métier engagé ? Un « métier sens » n’est pas forcement un métier consciemment engagé vers un changement de société où des pratiques alternatives. Un « métier sens » a du sens pour celui qui le pratique. Mais comme il répond aux besoins de notre Etre Profond il permet en général de contribuer de manière unique dans ce monde en métamorphose.


4 piliers pour accroître le sens dans son métier 

Nous en arrivons donc à nous demander comment accroitre le sens dans notre métier.

Voici 4 piliers sur lesquels nous pouvons nous appuyer :

1 – Transformer de l’intérieur nos métiers déséquilibrés

L’ennemi du sens est la dissociation, le cloisonnement, l’hyperspécialisation.  Au nom de l’optimisation de la productivité, nous avons suivi une logique de spécialisation toujours accrue dans toutes les sphères de notre société.  Nombre de métiers, réduits à des parcelles d’actions mécaniques, n’ont plus aucun sens. Cette logique altère insidieusement également les « métiers choisis », c’est-à-dire ces métiers porteurs de sens « sur le papier » mais qui vont être altérés par la manière de les pratiquer.

Citons la problématique récurrente à tant de secteurs de la virtualisation  des tâches. Ces travailleurs souffrent d’être « coincés derrière leur ordinateur et loin du terrain ». Ou encore toutes ces personnes qui, au nom de la passion ou de l’engagement envers leur métier, vont crouler sous la surcharge de travail et vivre un fameux « burn out professionnel ». Citons également la coupure corporelle de ces travailleurs se sentant « être juste une force de travail » ou « juste une tête pensante » et souffrant  d’un profond déséquilibre intérieur.

Transformer de l’intérieur nos pratiques professionnelles en les rééquilibrant pour préserver le noyau de sens, constitue le défi, aussi immense qu’essentiel, auquel tous les travailleurs doivent faire face.


Retrouver un sentiment d’unité

Sur un plan organique c’est comme si pleins de petits barrages venaient obstruer le courant de sens qui jaillit naturellement d’une pratique. La solution à cela ? Unifier les espaces séparés pour faire circuler à nouveau le sens, donc le flux de vie.

La notion « d’unification » est un concept de base de la psychologie des profondeurs de C.G. Jung. Notre Etre profond, qu’il nomme le Soi, cherche à guider notre personnalité vers l’unification de tout ce qui nous compose : toutes nos facettes intérieures, nos ombres et nos lumières… En unifiant des matériaux qui apparaissent de prime abord opposés, nous créons un nouveau matériau. Et nous devenons de plus en plus nous-mêmes, en phase avec les fameux besoins de sens de notre Etre profond. C’est le principe de la transformation alchimique.

Ce travail sur notre métier est donc aussi et avant tout un travail sur soi qui nous invite à oser plonger à l’intérieur de soi pour retrouver un sentiment d’unité intérieure.


Des stages pour trouver son métier-sens

Les stages que nous proposons pour « incarner son métier sens » sont construits sur cette approche psycho-spirituelle. La transformation à l’intérieur de soi va permettre de faire bouger la pratique professionnelle, à l’extérieur de soi. Autrement dit, c’est en se reliant à notre Etre profond que nous allons pouvoir trouver des solutions concrètes et souvent insoupçonnées, pour repotentialiser le sens de notre pratique. Nous utilisons des outils puissants d’intelligence intuitive tels que l’expression créative et symbolique (art-thérapie) ou l’intelligence corporelle (constellation systémique, rêve éveillé). Pour en savoir +


2 – Ne pas se définir uniquement par son métier

Pour redonner du sens à notre pratique il est important de renverser la conception même que nous avons de notre métier. Socialement, nous nous définissons par notre métier. Quand nous rencontrons quelqu’un, nous lui demandons ce qu’il fait comme métier pour le connaitre, le situer socialement et culturellement. Or dans un contexte de chômage de masse d’appauvrissement du sens de nos métiers, nous pouvons sentir le danger d’une telle identification ! Nous sommes bien souvent enfermés et dévalorisés par un métier qui est bien loin de ce que nous sommes réellement.  

Alors comment rayonner toutes nos facettes ?

La proposition est de concevoir notre métier dans un ensemble plus vaste constitué par notre « art de vivre ».

C’est un « art » car je crée la manière d’agencer et de vivre toutes les sphères qui composent ma vie : vie intime, vie professionnelle, vie relationnelle, territoire de vie…


Réintégrer notre métier au cœur de notre « art de vivre »

Le métier est une des composantes de ce tout. Et toutes ces sphères sont « tissées » entre elles par des fils de sens. Notre proposition est de renforcer ce tissage de sens entres les différentes sphères en travaillant sur leur complémentarité et leur équilibre.  

Pour sentir que l’on a le pouvoir de façonner cette manière de vivre et que nous ne la subissons pas, nous nous relions à notre Etre profond qui va constituer « le cœur de sens » auquel vont se relier les différentes sphères de notre vie comme les pétales d’une fleur.

Notre métier est alors un prolongement de nous-mêmes, une des voies par laquelle mon Etre profond nourri ses besoins. Cela apporte beaucoup plus de latitude dans la définition de soi-même et invite à rééquilibrer notre « art de vivre » pour retrouver du sens et de la souveraineté.   


3 – Adapter nos métiers à partir des changements à venir…

Il va nous falloir être bien arrimé au sens de notre vie pour faire face aux changements à venir. La structure même du monde du travail est intensément « travaillée » par des changements sociétaux inouïs.

La révolution du numérique engendre la disparition et la création de milliers de nouveaux métiers : « 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore », selon une étude publiée par Dell et l’Institut pour le futur. La crise énergétique va rendre inopérant des secteurs professionnels entiers. L’invitation ou l’injonction selon le point de vue, va être d’utiliser ces changements sociétaux comme des moyens d’évolution de nos métiers et de nos manières de vivre. Comment surfer sur ces grandes vagues qui vont secouer nos repères ? Ou du moins parvenir à ne pas se noyer sous le manque de sens ?   

4 – Créer nos métiers à partir des nouveaux besoins

Revenir à la base, aux fameux besoins ! Il s’agit de saisir quels sont les besoins que ces changements font émerger. Cela va aller des besoins « physiologiques » en base de la pyramide de Maslow , comme se nourrir, se loger, se déplacer. Aux besoins des étages supérieurs : sécuriser et protéger son environnement, se sentir appartenir à une communauté, être aimé et aimer, s’accomplir, collaborer et contribuer …

Ces besoins, les nôtres et ceux des autres, sont les  « noyaux de sens » sur lesquels créer nos métiers dans ce monde en métamorphose. Car nourrir un besoin par sa pratique, valide qu’elle est une contribution pour notre monde. Or nous sommes foncièrement des êtres de contribution  et de collaboration, comme le souligne le collapsologue Pablo Servigne.

En façonnant nos métiers et dans notre « art de vivre » à partir des besoins de notre Etre profond et du monde en mutation, nous avons le pouvoir de nous sentir plus vivant que jamais.


Le mot de la fin

J’espère avoir nourri vos réflexions, et vous avoir donné des pistes intéressantes.

Si vous avez des remarques ou si vous souhaitez partager votre expérience ou vos réflexions n’hésitez pas à laisser vos commentaires.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les stages que nous organisons pour « Incarner son métier sens »
Cliquez ICI

 

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Elisa Tabet

Elisa Tabet

Mon parcours professionnel est jalonné par un cursus de base en sociologie, une vie de céramiste et des formations dans le développement personnel : Rêve d’éveil et art-thérapie. En tant qu’art-thérapeute, j’accompagne depuis 2 ans les personnes en individuelle, en groupe ou en institutions à retrouver le « noyau de sens » contenu dans leur Etre profond grâce à la création artistique.

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1 commentaire pour “Comment trouver un métier qui a plus de sens ?
(4 propositions concrètes)”

  1. Bonjour Elisa, Oliver,
    Je suis très touché par vos propositions. Les textes, les photos sont a la fois simples et Puissants. Beau travail, Merci
    Cela fait grand écho avec tout le travail Biographique, art thérapie, roue de la fortune et de l’ecole des chemins de la Joie réalisée depuis plus de 4 ans.
    Il y a aussi grande résonance avec tout mon parcours de plus de 30 ans dans une grande entreprise à créer un centre de Bien être pour y créer du sens, comment sentir sa propre souffrance au travail pour se transformer peu à peu vers qui l’on est vraiment, et… oser l’incarner !
    Les témoignages aussi, notamment de mon amie Ysaline des Cévennes m’on fait chaud au coeur, la retrouver dans ce blog, tellement évident.
    Actuellement je crée 2 lieux d’accueil pour des petits groupes comme les vôtres : un en site isolé dans les montagnes, et un autre en zone péri urbaine.
    Si vous voulez encore baisser vos tarifs pour attirer une clientèle jeune, souvent sans trop de moyen et qui s’interroge sur le sens de la vie, alors n’hésitez pas à prendre contact avec moi. En tout cas Bravo pour la réalisation de ce site que j’aime beaucoup. Je ferais passer of Course.
    Puissiez vous être entendu, suivi, et Soutenu par les forces Visibles et invisibles. De tout coeur. Laurent Be Jah

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